Répertoire des alliances mixtes contractées
au Québec 1760-1780

(Quelques exemples de notices biographiques)

 

1. Abbott, Edward, est né vers 1740 en Angleterre. Il arrive à Détroit en Amérique vers 1762 comme lieutenant du Royal Artilleries dans les troupes britanniques. Vers 1765, il épouse à Détroit ou à Montréal devant un aumônier militaire anglican, Angélique Trottier dit Desrivières, née à Montréal en 1731, fille de Julien et de Louise-Catherine Rimbault. Le 9 novembre 1766, leur fils Édouard-Thomas est baptisé à l’église Notre-Dame-de-Montréal. Abbott décède avant 1767 puisque sa femme épouse en secondes noces Thomas Donohue (voir ce nom) à Montréal le 2 juin 1767. Famille établie à Montréal, un fils né en 1766 et baptisé dans la religion catholique.

 

4. Ashby, William, est né le 29 novembre 1728 à Markill, près de Hull, dans le Yorkshire en Angleterre, fils de Robert et de Christiana Bell. Il arrive en Amérique en 1756 comme sergent dans le 27e régiment des troupes britanniques. En poste à Montréal de 1759 à 1761, à la Barbade en 1761 et à New York en 1763, il est de retour à Montréal en 1765. Il épouse, à Montréal, vers 1765, devant un aumônier militaire anglican, Marie-Ursule Berthiaume, née en 1745 à Montréal, fille de Jean-Baptiste Berthiaume et de Marie-Josèphe Lacasse. Ashby est présent à Montréal en mai 1766 lors d’une cession de droits par Pierre Berthiaume (ct Simonnet 21-05-1766). L’année suivante, le couple est à Chambly où Ashby est marchand et vendeur de boissons alcooliques. Son épouse décède à Chambly le 26 mars 1785. Ashby décède à Chambly en 1808, son inhumation n’a pas été trouvée. Famille établie à Chambly, dix enfants nés entre 1766 et 1784 baptisés dans la religion catholique.

 

9. Blackburn, Hugh (Augustin), est né le 21 mars 1746 à Tranent, East Lothian en Écosse, fils de Francis et d’Ann Ridell. Il arrive au Canada en 1759 comme soldat du 78e régiment Highlander dans les troupes britanniques. Il participe à la bataille des plaines d’Abraham en septembre 1759. Dès la Conquête, il est démobilisé et reprend son métier de menuisier. Il s’établit à la Malbaie où il œuvre pour John Nairmes, seigneur de Murray Bay. Blackburn se convertit au catholicisme puis, sous le prénom d’Augustin, épouse à Tadoussac vers 1776, Geneviève Gagnon, née vers 1747, fille de Jean Gagnon et d’une amérindienne Marie Cécile Korate-Pelletier. Cinq fils prendront des épouses et perpétueront le nom des Blackburn dans la région. Hugh Blackburn, qualifié de meunier, mais aussi trafiquant de fourrures, décède à La Malbaie le 11 janvier 1833 à l’âge de 87 ans. Sa femme Geneviève Gagnon décède à La Malbaie le 29 août 1835. Famille établie à La Malbaie, douze enfants nés entre 1782 et 1798 baptisés dans la religion catholique.

 

14. Bondfield, Acklam Rickaby, est né vers 1742 à Kingston Upon Hull, dans le Yorkshire en Angleterre, fils de John Taylor Bondfield et d’Anna Mary Hurst, mariés le 17 mars 1735 à Hornsea, Elloughton With Brough, dans le Yorkshire. Il arrive au Canada en 1761 avec ses parents et sa sœur Anna Maria. Marchand comme son père, il épouse à Québec, en mai 1762, devant un aumônier militaire anglican, Madeleine-Françoise Martel de Brouage, née à Québec en 1761, fille de François Martel de Brouage, capitaine dans les troupes de la Marine, et de Madeleine-Louise Moriauchau d’Esgly. Leur contrat de mariage est rédigé le 4 mai 1762 par le notaire Jean-Claude Panet. En 1766, Bondfield réside à Sillery. En 1775, il habite dans une maison de la rue Notre-Dame dans la basse ville de Québec. En 1776, partisan de l’Indépendance américaine, il quitte le Canada pour Philadelphie en Pennsylvanie où il décède le 25 avril 1777. Madeleine-Françoise Martel de Brouage décède à Québec le 24 septembre 1795 et est inhumée au cimetière catholique de Québec. Famille établie à Sainte-Foy, huit enfants nés entre 1764 et 1776 dont six baptisés dans la religion protestante et un dans la religion catholique.

 

25. Campbell, John, est né vers 1731 à Clachan of Glendaruel dans l’Argyllshire en Écosse. Officier dans les troupes britanniques, il participe à la guerre de Sept Ans en Amérique entre 1756 et 1760. Il est à Québec comme major du 78e régiment lorsqu’il remet une somme d’argent à Catherine Voyer en 1762 (ct Panet, 23-09-1762). Après un séjour à Cuba, il est de retour à Trois-Rivières comme officier dans le 27e régiment d’infanterie. Il épouse à Montréal, en 1763, devant un aumônier militaire anglican, Marie-Anne La Corne de Saint-Luc, née en 1744 à Montréal, fille de Luc La Corne de Saint-Luc, officier dans les troupes de la Marine, et de Marie-Anne Hervieux. Il est présent au baptême de sa fille Mary Ann à Montréal le 22 février 1764 et le 22 septembre 1765 lors de l’inhumation de sa fille Mary Ann. Agent des Affaires indiennes, Campbell décède à Montréal le 23 juin 1795 et est inhumé au cimetière protestant de la ville. Une notice nécrologique à son sujet est publiée dans la Gazette de Québec le 2 juillet 1795. Sa femme décède à Montréal le 8 mars 1813. Famille établie à Montréal, deux enfants nés entre 1764 et 1766 baptisés dans la religion protestante.

 

63. Flanagan, Michael (Michel), est né vers 1749 à Castleyons dans le comté de Cork en Irlande, fils de James, marchand, et de de Johanne Cotre décédée à Québec le 14 mars 1768. Il arrive au Canada en 1761 (ct Panet, 01-06-1763) avec ses parents et son frère Jean, né en Irlande en 1745 et décédé à Québec en août 1769 dans la maison de ses parents sur la rue Sault-au-Matelot dans la basse ville. Au décès de son père en mars 1769, Michel le remplace comme marchand. En 1773, il réside dans une maison de la rue Saint-Louis dans la haute ville de Québec. Michel Flanagan épouse, à l’église Notre-Dame de Québec le 17 mai 1774, Louise-Élisabeth Dumont née à Québec en 1751, fille de Jean-Baptiste et de Marie-Josèphe de Villedonné. Leur contrat de mariage est rédigé par le notaire Panet le 16 mai 1774. En 1780, il réside dans une maison de la rue de la Fabrique dans la haute ville de Québec. Michel Flanagan décède à Québec en 1781 car l’inventaire des biens de la communauté est dressé par le notaire Panet le 3 septembre 1781. Sa femme épouse en secondes noces Louis Turgeon le 8 février 1787. Elle décède à Québec le 8 janvier 1828. Famille établie à Québec, deux enfants nés en 1775 et 1777 et baptisés dans la religion catholique.

 

68. Forbes, Luc, est né vers 1738 à Desertmartin dans le comté de Derry en Irlande-du-Nord, fils de Robert et de Margareth Fontaine. Il arrive au Canada vers 1763 comme migrant puis on le retrouve à Saint-Joseph-de-Beauce en 1764. Il épouse, le 4 juin 1764 à Saint-Joseph-de-Beauce, Marie-Louise-Sophie Vachon dit Pomerleau née en 1743 à Beauport, fille de Noël et de Jeanne-Anne Bélanger. En 1769, il acquiert une terre à Saint-Joseph-de-la-Nouvelle-Beauce du seigneur Louis Fleury (ct Chevalier, 28-01-1769). À la suite du décès de son épouse le 31 mars 1773, il épouse en secondes noces, le 11 août 1773 à Sainte-Marie-de-Beauce, Marie-Anne Gosselin, née en 1749 à Montmagny fille de Jean-Baptiste et de Marie-Anne Gaboury. Forbes et son épouse décèdent entre 1782 et 1785, leurs inhumations n’ont pas été trouvées. Famille établie à Saint-Joseph-de-Beauce, quatre enfants nés de son premier mariage entre 1664 et 1669 et sept nés de son second mariage entre 1774 et 1782 baptisés dans la religion catholique.

 

77. Fraser, John (Jean), est né vers 1728 à Bulliskine en Écosse fils de John et d’Ann McDonald. Il arrive au Canada avant 1775 probablement comme soldat dans les troupes britanniques lors de la guerre d’Indépendance américaine. Il épouse, le 22 mai 1775 à Sainte-Anne-de-la-Pérade, Marguerite Vallée née en 1755 à Sainte-Anne-de-la-Pérade fille de Jacques et de Marguerite Tessier. Le notaire Charles Levrard a rédigé leur contrat de mariage le 20 mai 1775. Fraser, agriculteur, décède à Sainte-Anne-de-la-Pérade le 13 décembre 1806. Sa femme épouse en secondes noces Augustin Brisson en 1808. Elle décède à Saint-Pierre-les-Becquet le 18 avril 1833. Famille établie à Sainte-Anne-de-la-Pérade, dix enfants nés entre 1776 et 1798 baptisés dans la religion catholique.

 

Marcel Fournier
Février 2019